26 juin 2026

Ouverte aux hommes, fermement ancrée dans l’Évangile : dans son dernier message spirituel adressé à l’assemblée des apôtres de district, l’apôtre-patriarche Jean-Luc Schneider a une nouvelle fois posé des jalons clairs. 

Il a tout d’abord mis l’accent sur la mission des apôtres : appeler les hommes à Christ et préparer l’Église au retour de Christ. La croissance ne se mesure pas ici en chiffres, mais à la maturité de la foi.   

Mais le Saint-Esprit n’agit pas seulement là où les apôtres sont à l’œuvre, s’est-il exprimé. D’autres Églises conduisent elles aussi les hommes vers Christ. Il est bon que les chrétiens unissent leurs efforts, a-t-il déclaré pour justifier les activités œcuméniques. 

Mieux vaut des inconvénients que de faux compromis 

Dans le même temps, l’apôtre-patriarche sortant a tracé des limites claires : la mission de l’apostolat consiste à « proclamer l’Évangile de façon véritable », a-t-il déclaré, mettant en garde contre les faux prophètes. Parmi eux figurent tous ceux qui 

  • souhaitent exercer une autorité au nom de Jésus, 
  • justifient la violence et la guerre par la religion, 
  • accordent plus d’importance à la richesse qu’au salut,  
  • excluent et condamnent des gens, ainsi que  
  • font des affaires sur le dos de la foi. 

L’apôtre-patriarche a expressément cité le dixième article de notre confession de foi, qui reconnaît l’autorité de l’État tant que celle-ci n’est pas en contradiction avec les commandements divins. « Ces dernières années, j’ai constaté à plusieurs reprises que des forces étaient à l’œuvre pour imposer à notre Église des opinions contraires à l’Évangile. » 

Il a appelé à « résister fermement à ces tentatives ». En effet : « Tout comme Pierre et les premiers apôtres, nous croyons qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, 

 même si cette attitude devait nuire au bon fonctionnement de l’Église en tant qu’institution. » 

Plus d’amour et moins de règles 

« Christ souhaite une Église ouverte à tous, dans laquelle chacun se sente accepté, respecté et aimé », a précisé l’apôtre-patriarche Schneider. « Ce qui est sans aucun doute néfaste pour l’Église, ce sont les règles qui servent avant tout à consolider l’autorité des responsables ! » 

Sa question aux apôtres de district : « Toutes les règles que nous avons établies, les coutumes auxquelles nous sommes si attachés, sont-elles vraiment bien fondées et utiles ? » Sa réponse : « Pour ma part, je suis convaincu que nous pourrions faire preuve d’un peu plus de souplesse ici et là, sans pour autant mettre l’Église en danger. » 

Ne pas faire pression, mais inviter 

La mission de l’Église est seulement de rendre témoignage, et non de convertir les gens. La décision de suivre Christ relève de la responsabilité de chacun et de l’action de Dieu. Ce n’est donc pas l’intensité de la communication de l’Église qui est déterminante, mais la crédibilité de ses messagers : l’amour, l’altruisme et la fermeté rendent l’Évangile audible.  

À la fin de son discours, le responsable de l’Église a de nouveau abordé la question des relations avec les autres Églises. L’Église néo-apostolique n’est pas en concurrence en termes d’effectifs et ses membres ne se considèrent pas comme de meilleurs chrétiens.  

« Nous croyons simplement que Dieu nous a appelés à faire partie de l’Église-Épouse  

afin d’accomplir une mission particulière dans le royaume de paix », a souligné l’apôtre-patriarche Schneider, à savoir conduire tous les hommes de toutes les époques et de tous lieux vers Christ.  « C’est à cette mission que nous nous préparons ensemble. » 

Photo: NAKI